Mes travaux

Journalisme

Les travaux ci-dessous ont été réalisé dans le cadre de mon cours de journalisme, enseigné par Giltaire Jeremy et Courcelle Sarah.

Tesla, quand le PDG sabote sa propre marque

Article écrit réalisé dans le cadre du cours d’écriture digitale. Les illustrations ont été réalisées sur les sites Flourish et Genial.ly.

Une carte interractive pour le Semi-Marathon de Mons !

Court article écrit réalisé dans le cadre du cours d’écriture digitale. La carte a été réalisé sur Google Maps.

Baisse des natalités en Belgique, des chiffres plus bas qu’en temps de guerre

Court article écrit et réalisé dans le cadre du cours d’écriture digitale. Les graphiques ont été réalisés sur Datawrapper et Flourish.

Séminaire d’action culturelle : retour sur cette semaine avec Xavier Delgrange

Court article écrit et réalisé dans le cadre du cours d’écriture digitale. Le visuel interractif été réalisés sur Genial.ly.

Reportage écrit de fin de B2

J’ai interviewé 3 professeurs de l’enseignement secondaire, spécialisé et primaire afin d’avoir leurs différents ressentis sur les grèves des enseignants.

Travail réalisé par Ganseman Alexandra

 

Les grèves des enseignants, un mal pour un bien

Ces derniers mois, les enseignants se bousculent hors des classes pour faire entendre leur voix et surtout leur mécontentement face aux mesures prises par le gouvernement Arizona. Ces grèves ne font pas l’unanimité mais selon ces professeurs, elles sont plus que nécessaires.

Depuis les dernières élections belges, de nombreuses grèves voient le jour dans le domaine public et l’enseignement n’est pas épargné. Le nouveau gouvernement souhaite réduire le nombre de professeurs, les subventions accordées aux établissements scolaires, les moyens donnés aux professeurs, les pensions mais surtout supprimer le qualifiant et modifier les règles de nomination. Ce dernier sujet apportait une sécurité à la profession mais est maintenant remplacé par un CDI qui, selon Duncan Segers, professeure à l’Institut d’enseignement spécialisé de Frasnes-lez-Buissenal depuis 5 ans, ne correspond pas au métier d’enseignant. “On fait croire aux nouveaux enseignants que le CDI, et ces nouvelles mesures en général, sont très positives mais ce n’est pas forcément le cas. Un CDI ne nous garantit aucunement que nous aurons du travail en septembre”. Le secondaire est particulièrement touché par les décisions du gouvernement. Marion De vos, professeur à l’Institut d’enseignement spécialisé de Sainte-Gertrude à Brugelette depuis 9 ans, explique qu’on retrouve déjà peu d’étudiants voulant devenir professeur et la tendance n’est pas prête de s’inverser. 

“Nos avantages partent en fumée avec les mesures qu’on veut nous faire gober”

Les manifestants reprochent en majorité le fait que l’enseignement soit délaissé par ce nouveau gouvernement. Ils considèrent que l’école n’est plus vue comme une priorité et donc nos hauts-placés en profitent pour faire des économies en visant ce secteur. Cela mènera notamment, sur le plan matériel, à un ralentissement important des rénovations des établissements scolaires. Des rénovations qui ne semblent pas urgentes mais qui ont un impact massif sur la qualité de l’enseignement selon notre professeur de cuisine. 

La suppression du qualifiant est aussi évoquée comme une des principales raisons de ce mécontentement du corps enseignant. En effet, certains élèves ayant besoin d’effectuer une année supplémentaire dans le premier degré par exemple, ne seront plus autorisés à le faire. Ils seront alors réorientés vers d’autres filières qui ne leur correspondent peut-être pas. Là aussi, les professeurs sont affligés.

Cela dit, Virginie Gueluy, professeure de l’enseignement primaire au collège Notre-Dame de Tournai, voit les choses plus sereinement. “Je ne suis pas impactée par ces mesures dues à mes 25 ans d’ancienneté. Le qualifiant ne concerne pas du tout mes classes alors il est vrai que je participe plus rarement aux grèves que mes collègues du secondaire. Ces changements ne s’appliquent pas non plus à l’enseignement maternel mais nous soutenons fortement le mouvement en place.

Ces mesures considérées comme problématique par le corps enseignant à alors amené des grèves, majoritairement orchestrées par des pédagogues du milieu secondaire. Ici, tous se mettent d’accord : “Si on ne bouge pas maintenant, les conséquences seront payées plus tard et ce sont les élèves qui en feront les frais.

Certes, des journées de cours sont manquées pour se faire entendre. Mais ces manquements ont-ils un impact sur les élèves d’aujourd’hui ?

Malheureusement, oui” affirme Duncan Segers, “très peu de choix s’offrent à nous actuellement. Empiéter sur le cursus des élèves était une de nos possibilités. Notre but est de faire réagir le gouvernement et cela passe hélas par nos étudiants. C’est seulement de cette manière qu’on fera avancer les choses.” Marion De vos rejoint l’avis de son collègue en assurant que cette légère perte d’apprentissage due aux grèves est un mal pour un bien : “Si l’on agit dès maintenant, c’est pour éviter de perdre des apprentissages complets et des professeurs qui ne seront plus formés correctement suite à la suppression de toute la partie qualifiante.

Cela dit, le débat est mitigé. Madame Gueluy soutient l’idée que 5 jours de grèves par an ne nuisent pas réellement au suivi scolaire des élèves. Elle parle en tant que maman : “Mes enfants arrivent toujours à voir l’intégralité de leur programme à temps, qu’il y ait grève ou non. Dans tous les cas, ce n’est pas la priorité des professeurs pour le moment. Il faut d’abord se faire entendre avant qu’il ne soit trop tard.

L’avenir des grèves

Les grèves sont donc surtout peuplées de jeunes enseignants du secondaire ou de futurs enseignants. Ces derniers affirment leur volonté de continuer de faire des grèves régulières, comme c’est déjà le cas actuellement. Monsieur Segers précisent néanmoins que le nombre de participants risque d’être décroissant dans les prochains mois. “Je pense tout de même que la fréquence des grèves va dépendre des syndicats. Ces dernières semaines, les syndicats ont favorisé des grèves par régions. Cela s’est passé notamment à Namur, à Liège et au Luxembourg. Selon moi, ce n’est pas l’idéal. Les grèves à Bruxelles étaient plus intéressantes car elles amenaient une grosse mobilisation du corps enseignant.” 

Une majorité de manifestants soutient l’idée qu’un gros mouvement aura un impact plus important que des petits rassemblements par région mais le déplacement à la capitale ne ravit pas tout le monde.

La population est d’avis que les manifestants vont diminuer et cela à cause du fait de ne pas être payé lorsqu’on y prend part. Certains professeurs vont être contraints de ne plus y participer pour raison financière et cette contrainte pourrait bien se répandre à davantage d’enseignants prochainement.

Sensibiliser les parents… et les élèves

Certains établissements sont régulièrement confrontés aux parents mécontents des grèves. Ces derniers soulignent un manque de sérieux de la part des enseignants, de la fainéantise de ces professionnels et de l’apprentissage bafoué de leur enfant. Ces arguments font rage depuis les grèves. Pourtant, les écoles essaient de mettre les parents de leur côté et étonnamment, ce sont les élèves qui y prennent part davantage.

Lors des dernières grèves, plus d’élèves que de parents ont manifesté en notre faveur”, précise Marion De vos, “À Sainte-Gertrude, on a exposé aux parents des cas d’élèves concrets qui allaient être impactés par ces nouvelles mesures. Exposer des camarades de classe a été prépondérant dans notre cas. Notre direction avait également envoyé des lettres aux parents pour leur apporter des explications en profondeur sur l’Arizona et les changements qui nous agacent.”

Duncan est plutôt affecté par ces tuteurs qui crient à une fainéantise de la part du corps enseignant : “Les parents qui tiennent de tel propos doivent prendre conscience que, premièrement, la grève est un droit. Et deuxièmement, on participe aux grèves pour nous, pour notre métier et pour leurs enfants.” Il appelle ces adultes à une prise au sérieux de leur cas. “Aujourd’hui, de plus en plus de parents laissent leurs enfants en autonomie dans leurs études. Tant que ces parents ne s’investissent pas dans leur scolarité, ils ne risquent pas de comprendre nos manifestations.

L’équipe du musée revient sur le succès de sa dernière exposition

“Si j’avais 20 ans en 1900” devait s’arrêter en janvier. Pourtant, l’exposition est tellement réussie qu’elle a été prolongée jusqu’en août et prévoit même un bal de clôture. Ce sera une première pour le musée mais ce n’est pas la seule nouveauté qu’aura apporté cette exposition. 

Replongez plus de 120 ans en arrière, à la Belle époque. Plus précisément à y où se déroule l’histoire de Valentine dans une exposition ramenant le visiteur au début du 20ème siècle. Valentine y connaîtra l’épidémie de croup, l’orphelinat, la révolte ouvrière et la guerre. Un voyage dans le temps qui transporte les esprits et a rencontré un réel succès depuis son inauguration en avril 2024. 

Camille Holvoet et Elise Bocquet, les créatrices de cette visite originale et historiennes du musée, ont tenté une nouvelle manière d’aborder l’Histoire avec un grand H. Les deux collègues voulaient sortir du système scolaire qui veut une simple écoute attentive. Cette fois, on opte pour un conte et on oublie les textes théoriques. Un fil rouge où l’on découvre la vie d’un personnage permet au public d’incarner l’héroïne et c’est ce qui a fait tout le succès de ce projet.

On voulait amener une dimension plus humaine à nos visites. Les gens considèrent souvent y comme un lieu de souffrance mais ce n’est pas que ça. En s’attachant à notre héroïne Valentine, on peut s’attacher au musée et à son passé.”

Cette exposition a été l’occasion de s’essayer à de nouvelles pratiques. Tout d’abord, créer un parcours sur un fond narratif ne s’était pas encore fait au musée. “Je redoutais d’écrire une narration. Je ne pensais pas avoir de plume mais il faut une première fois à tout et finalement, mon récit a été fortement apprécié !” confie Camille Holvoet. Les dernières technologies ont également été mises à l’épreuve, notamment chatgpt. “Nous n’avions jamais inclus ce logiciel dans nos projets et il s’est avéré très utile pour créer des photos d’époques de notre famille fictive” précise Aymeric, graphiste du musée. Aymeric ajoute qu’il ne faut pas sous-estimer les apprentissages que peuvent apporter ces outils et qu’il s’impatiente de découvrir ses autres usages dans le futur. 

La nouveauté majeure est le bal de clôture. Habituellement les équipes du musée inaugurent leur projet lors de leur ouverture mais n’organisent pas de clôture. La raison étant que les expositions temporaires durent 3 mois ce qui n’est pas suffisant pour organiser des activités complémentaires. Sauf que cette exposition a existé lorsqu’un problème technique majeur est survenu au musée. À la fin du mois de juillet 2024, le musée subit une panne de courant fatale qui oblige le musée à fermer ses portes plusieurs semaines. Les projets prévus pour 2025 sont alors annulés ou reportés, ne laissant rien pour le retour des visiteurs quand la panne sera résolue. Les équipes décident donc de prolonger l’exposition et ce choix sera bénéfique et apportera de la notoriété à la visite.

Cette année, un bal se prépare. Le dernier week-end du mois d’août, une fête foraine d’époque sera organisée en après-midi et le mariage de Valentine et son époux est prévu le soir. Musiciens, acrobates et troupes de danseurs spécialisés dans les années 1920 accompagneront la fête. 

Ma fierté avec cette exposition c’est de pouvoir étudier l’histoire et raconter l’histoire

Le succès de ce projet s’explique donc par son interactivité avec le public mais aussi par ses nombreuses collaborations. En effet, Camille et Elise ont fait appel aux talents de la ville pour les aider. Cette initiative vient d’une demande de leur plus gros pouvoir subsidiaire avec la Fédération Wallonie-Bruxelles : y et son conseiller administratif. Ces acteurs ont remarqué que le musée fonctionnait en autarcie complète et ne poussait pas ses visiteurs à visiter le reste de la ville. Pour solutionner ce reproche, les équipes ont frappé aux portes des volontaires.

De ce fait, les étudiants de l’Athénée Royale René Magritte ont fait des recherches sur le passé de Lessines dans le cadre de leur cours d’histoire, les étudiants de l’option menuiserie de l’école de promotion sociale de Lessines ont fabriqué le décor de l’exposition et une fanfare locale a créé une musique de fond qu’ils ont enregistré dans les locaux de MaRadio, en centre ville.

Beaucoup de collaborations qui amènent du stress. La coordination entre les différents participants n’a pas été chose facile. Cependant, c’est ce travail acharné qui a poussé les écoles, les proches des participants et autres visiteurs à s’intéresser au projet. 

Le message de cette exposition n’est peut-être pas flagrant au premier abord. Pourtant, il a toute son importance et s’applique à chacun. “L’héroïne est une femme forte qui vit de nombreuses tragédies. Mais elle garde toujours la tête haute, gardant pour objectif la lumière au bout du tunnel.” précise y. Le bal aura lieu à la fin du mois d’août et, d’ici là, le musée vous invite à venir découvrir l’Histoire avec un grand H dans les yeux de Valentine.

Rédactionnel du rapport de stage

J’ai interviewé l’historienne et le graphiste du musée afin d’en apprendre plus sur la conception de l’exposition temporaire.

Réalisé par Ganseman Alexandra

 

Interview en question/réponse

Nous avions un thème imposé pour cette interview. Mon sujet était les régimes alimentaires. J’ai donc interviewé Linda Bauwens, allergique aux sulfites.

Travail réalisé par Ganseman Alexandra

 

L’allergie aux sulfites : peu connue et pourtant si handicapante au quotidien

Il y a 6 ans, Linda Bauwens découvre son allergie aux sulfites. Une allergie dont elle n’avait jamais entendu parler mais qui a changé plus d’une chose dans son quotidien.

Comment avez-vous découvert cette allergie ?

“J’avais des maux d’estomac après avoir bu du vin. Au départ, je ne m’en inquiétais pas jusqu’à ce que ces maux soient si intenses qu’ils me faisaient vomir. Je ressentais aussi des palpitations très fortes qui me stressaient beaucoup. J’avais peur d’en faire une crise cardiaque tant mon cœur battait vite. Mais ce qui m’a fait consulter, ce sont les crises de toux très importantes que je subissais. Il s’agit du symptôme le plus handicapant de cette allergie puisqu’il empêchait de respirer pendant un court instant. 

Je me doutais tout de même que le problème était alimentaire grâce aux picotements que j’avais dans la bouche après avoir mangé ou bu certaines choses. 

Mon médecin traitant a alors suspecté une potentielle allergie aux sulfites et un allergologue me l’a confirmée.“

Vous avez été soumise à un certain régime alimentaire. Quelles étaient vos restrictions ?

“Je ne pouvais plus boire de vin. Il existe pourtant des vins sans sulfites mais ils sont peu nombreux. Plusieurs fruits (surtout les fruits secs) contiennent aussi des sulfites, comme la pomme par exemple. Les fruits de mer, les céréales, les chips,… J’ai du drastiquement m’adapter à mon allergie.

Le plus dur avec ces restrictions était la méconnaissance de cette allergie. Au restaurant, les employés ne savent pas quelles boissons contiennent des sulfites. Dans les supermarchés, la présence de sulfites est écrite en petit sur les étiquettes. J’avais déjà 60 ans passé, c’était compliqué de me débrouiller seule pour faire les courses.“

Connaissiez-vous cette allergie auparavant ?

“Non. C’est pour ça que je n’en veux pas aux gens qui ne la connaissent pas et qui ne savent pas m’aider. Souvent, ceux qui la connaissent l’ont déjà rencontrée via leur entourage.

On ne fait pas de prévention contre cette allergie. Elle est similaire au lactose ou au pollen : on peut ne pas en souffrir pendant des années et du jour au lendemain, on a mal au ventre après un verre de lait ou on a le nez congestionné en été. Ces dernières années, les médias font beaucoup de sensibilisation au pollen et au lactose mais imaginez tous ces gens qui en ont souffert avant ? Ils ont dû attendre que l’allergie se répande pour qu’on informe enfin publiquement sur ses risques. C’est le même schéma pour les sulfites.“

Existe-t-il un traitement pour minimiser cette allergie ?

“Oui. Personnellement j’ai reçu un traitement de désensibilisation. Il s’agissait de médicaments contenant une petite dose de sulfites. Au fur et à mesure du traitement, le corps s’habitue aux sulfites et les symptômes disparaissent.

Sinon, il n’y a pas d’autre remède que le temps. On attend que la désensibilisation fasse effet, médicament par médicament, petite dose de sulfites par petite dose de sulfites.“

Vous n’y êtes donc plus allergique aujourd’hui ?

“Je le suis encore mais mon corps supporte mieux les sulfites. Je peux boire un verre de vin, pas plus. Je fais attention, j’essaie toujours de choisir des aliments sans sulfites lorsque je fais mes courses mais le quotidien est devenu plus facile.“